Inventaire New Yorkais

Une liste totalement biaisée de ce que je retiens de New York City

  • Les hauteurs étourdissantes des tours
  • Les publicités de la School of Philosophy qui offre des cours gratuits
  • Des shootings photo de mode où les modèles transpirent sous le cagnard
  • Des immigrés sud-américains payés pour tenir des pancartes au coin des rues pour attirer le chaland vers une quelconque boutique de meubles ou un restaurant
  • La chaleur étouffante des rues qui n’est rien comparée à ce souffle que l’on subit en pénétrant dans les stations du subway, l’impression d’avoir 500 sèches-cheveux en pleine face, histoire de bien transpirer avant de monter dans une rame à l’air conditionné poussé à bloc — choc thermique assuré.
  • Les lignes de métro, avec leurs trains « express » et « local » qui ne desservent pas toujours les mêmes stations, aux mêmes heures.
  • Le conducteur dudit métro dont on ne comprend que très rarement les annonces au micro.
  • L’Eglise Mormone au coin de la 127th Street devant laquelle nous passons à chaque fois que nous prenons le métro (Putain, ils me poursuivent, ces mormons, c’est pas possible)
  • Le Early Bird Special, ce menu à bas coût si tu dînes avant 18h et qui est connu pour être largement commandés par les séniors
  • Le coût de la vie en général : des appartements du niveau d’un HLM de La Courneuve à 2500 balles, des places à Broadway de $600 à $140.00 l’unité, des hamburgers trop cuits à $28.00, des hot-dogs à $6.00, des billets de métro à $2.50 et 100g de fraises à $5.90.
  • Le n’importe quoi vestimentaire.
  • L’obésité morbide que l’on croise à tous les coins de rue, chez les jeunes, chez les quadras, chez les vieux.
  • L’odeur de nourriture, partout, tout le temps.
  • L’odeur de poubelles en fin de journée qui émane des tas de sacs posés sur le trottoir dans certaines rues et qui macèrent depuis le matin sous le soleil en attendant le passage de la benne.
  • Le dimanche à Harlem où on s’habille classe, où l’on met des chapeaux.
  • Harlem où l’on t’en courage quand tu cours sous le soleil plombant.
  • Harlem où les chants Gospel résonnent jusque dans ma salle de bains.
  • Les bagnoles toujours rutilantes, jusqu’au pneus cirés à la paraffine
  • Les écureuils, évidemment, pas farouches pour deux sous.
  • Central Park, où l’on marche, court, pédale, mange, dort ou simplement se prélasse au soleil.
  • Les $250.00 d’amende si tu ne ramasses pas les crottes de ton chien.
  • Les millions de larmes qui coulent vers les abysses des fontaines du mémorial du World Trace Center.

Des rencontres improbables

  • Sherry, croisée dans le métro avec ses lunettes de soleil et son afro énormes, qui a tout quitté à 52 ans pour recommencer sa vie à NYC, mais qui rêve de finir sa carrière dans la mode à Paris.
  • Sean, employé de l’université de New York, qui nous a abordé au Donut Pub (14th St) alors que nous prenions notre petit déjeuner, pour nous parler de ses voyages en France, de sa passion pour la première guerre et qui a hâte de découvrir Verdun
  • Jake, costumier sur Broadway et ami de Paul, croisé autour d’une bière après Wicked, qui garde un souvenir attendri de ses deux jours à Paris et qui trouve formidable de pouvoir partager un moment autour du théâtre et de l’art avec des français.

En route pour Chicago, la deuxième étape de notre périple…