Le Village

J’ai proposé à Cyril de faire l’expérience de chacune des villes que nous allons découvrir comme si nous étions à la recherche de notre prochain point de chute.

Après deux jours de crapahute en long en large et en travers de Manhattan — nous faisons entre 15 et 19km à pied par jour — il m’exprima un certain doute quant à l’idée de vivre à New York. « Certes, dit-il, la ville est magique, vibrante, vivante et ses habitants aussi variés qu’accueillants, mais je ne m’imagine pas vivre ici, au milieu de tout ce bruit, toute cette agitation. »

Mais c’était avant de poser le pied dans un quartier beaucoup plus cosy, moins bruyant : le Greenwich Village. Je vis là son regard friser, son sourire s’élargir, un peu comme quand nous avions découvert Notting Hill.

Il faut dire que le quartier n’a pas grand chose à voir avec le reste de la ville.

Certes, on y trouve toutes les grandes marques, de celles qu’on retrouve malheureusement un peu partout sur la planète. Certes, le quartier accueille le célèbre Chelsea Market, un marché couvert tout de briques et de poutres en métal, avec ses boutiques de bouche et ses artistes — et ses centaines de touristes qui déboulent comme nous pour sentir le « vrai » New York, « l’authentique ».

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Une des boutiques de bouche du Chelsea Market

 

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Exposition temporaire


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Fleuriste dans le Chelsea Market

 

Certes, c’est le point de départ de la fameuse High Line, une ancienne voie ferrée élevée transformée en parc, une véritable coulée verte qui serpente sur plus de trois kilomètres entre les buildings de l’East Side — une excellente idée, cette High Line, si ce n’est pour son dernier tronçon qui débouche entre des bâtiments en construction sur le bord de l’Hudson River et offre une symphonie de sons de travaux, d’embouteillages en contre-bas et d’hélicoptères au-dessus. Tenez, je vous en ai enregistré un extrait :

 

The High Line

The High Line

Ce ne sont ni les boutiques, ni le Chelsea Market, ni la High Line qui ont séduit mon cher et tendre — et moi par extension. Ce sont ces petites rues pleines de charme, bordées d’arbres, ces bâtiments dont on a envie de pousser les portes pour découvrir les intérieurs cosy qu’ils doivent sans aucun doute abriter. C’est ce petit côté havre de calme au milieu de la métropole, ce côté « village », icône du mouvement gay, un peu communautaire, du coup, où l’on sent qu’on doit connaître ses voisins, les commerçants, avoir ses petites habitudes. Un peu ce que nous avions dans notre quartier près du Canal Saint-Martin, en plus… New Yorkais.

Je sais, vous allez me dire que tout cela fait « bobo » à souhait. Peu importe, nous assumons l’étiquette. Bon, par contre, je vous rassure, nous ne sommes pas prêts de tout lâcher à Lille pour débouler nous installer dans le Greenwich Village. Surtout avec un loyer mensuel moyen de $3 000 et quelques pour un appartement avec une seule chambre (si vous doutez du prix, je vous invite à vérifier par vous-même ici.)

The Donut PubC’est vrai, je ne vous l’avais pas encore dit, mais la vie à New York n’est vraiment pas donnée… Mais ça, je vous en reparlerai dans un autre article.

Bonus : les meilleurs donuts du quartier se trouve ici, au Donut Pub (203 W 14th St)

Quizz : Qui saura me dire de quel objet audiovisuel est tiré la facade de Greenwich Village en photo en haut de cet article ?